1 carte d’identité + livret de famille 2) carte de résident (pour les étrangers) 3) ordonnance de non conciliation (onc) ou jugement de divorce 4) dernière notification des droits caf 5) attestation de loyer à jour (quittance de loyer) ou d’hébergement ou domiciliation postale 6) justificatif des ressources (contrat de travail et fiches de paie Arrêtéinterministériel portant application de l'article 23 de la loi n° 2015-20 du 24 novembre 2015 instituant un régime fiscal et dérogatoire pour les promoteurs immobiliers engagés dans un programme de construction d'immeubles à usage de logement agréé par l'Etat. Visualiser l'arrêté . Loi n° 2009-23 du 8 juillet 2009 portant Code de la Construction . L’encadrement du secteur Unemobilisation citoyenne pour lutter contre le mal logement. Le développement d’actions dans ces trois domaines est porté par le militantisme de bénévoles actifs, de donateurs et de propriétaires solidaires. Leur mobilisation Contactpour postuler. Envoyer CV + lettre de motivation avant le 02 septembre 2022 à. Observatoire de l’hébergement et du logement - Un Toit Pour Tous, 17B rue Salvador Allende 38130 ECHIROLLES, A l’attention de Mme Anissa Ghiouane ou par mail : a.ghiouane@untoitpourtous.org. rh@untoitpourtous.org. Grenoble: un toit pour tous ! 15 Juin 2022. Depuis dimanche 5 juin, à l’appel du DAL (Droit au logement), une « manifestation statique permanente » s’est installée au centre-ville de Grenoble. Sur la place, on trouve des barnums, des banderoles, des tentes, où sont installés des sans-logis, des familles expulsables ou des mal-logés. Campagnede financement solidaire pour un logement pour une famille migrante à la rue à Seyssinet dans l'Isère. financer un logement pour la famille S actuellement en demande d'asile. ENDED. Association d’aide au logement des plus démunis, avec une volonté d’information sur le mal logement. Contact. Immeuble le Stratège 17b Avenue Salvador Hlmà Montpellier (34) : Trouvez tous les établissements administratifs à proximité de chez vous. Contactez nos experts et services spécialisés pour vos questions et réaliser vos démarches administratives. Retrouvez toutes les coordonnées, horaires et informations des professionnels dans l’annuaire PagesJaunes. AjpUmp. Détails Création 4 novembre 2015 Affichages 2284 Un toit pour tous Actuellement, la vie étant de plus en plus chère, le nombre de SDF se multiplie. Par ailleurs, au fil du temps, suite à d'heureuses successions ou à certains investissements, de plus en plus de personnes possèdent plus de deux logements. Deux conséquences à ce fait en découlent - Soit les logements, autres que le logement principal, voire secondaire, se retrouvent inoccupés - Soit les "heureux propriétaires" profitent de ces biens pour les louer à des prix bien souvent prohibitifs. Dans les deux cas, cela ne résout en rien la crise du logement. On doit donc faire tout pour éviter la spéculation sur le logement. D'une part on doit limiter les prix des loyers afin que tout le monde y trouve son compte, le locataire comme le propriétaire. D'autre part, ceux qui possèdent plus de deux résidences devraient, ou bien mettre ceux-ci en location avec encore une fois des loyers plafonnés, ou bien revendre les logements inoccupés. Il faut également privilégier les professionnels du logement avec encore une fois, un contrôle sur les prix pratiqués que ce soit pour les ventes ou pour les locations. Ces professions doivent être avant tout "un service". Ma solution Une possibilité de se loger pour tous grâce à des prix non prohibitifs contrôlés. Des loyers en fonction des revenus des locataires. Pas de spéculation sur le prix des logements. Article suivant Tous terriens Commentaires C’est l’éternel sujet de préoccupation de tous les étudiants trouver un logement. Car si la plupart ont, dès le mois de juin, engagé des démarches pour se loger, ils sont encore nombreux à galérer pour trouver un toit. Deux ans de Covid, des cours en distanciel ont heurté de plein fouet le marché locatif étudiant le volume de demandes de locations étudiantes a baissé de 17% entre cette année et l’année dernière, révèle une étude menée par le site de location Dans une ville comme Marseille, les loyers sont compris dans une fourchette proche de celle de Lyon, avec des disparités comprises sur une centaine d’euros pour un studio. Il faudra débourser en moyenne un peu plus de 600 euros par mois pour loger à proximité de son école. Dans la cité phocéenne, la part de la demande étudiante en location y est de 30%. Cette forte pression saisonnière a conduit l’observatoire territorial du logement étudiant Aix-Marseille-Provence, en partenariat avec l’agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise Agam, le CROUS, Aix-Marseille Université, ainsi que la DREAL PACA à créer une carte interactive pour aider les étudiants à trouver un logement sur le territoire métropolitain qui va d’Aix à Marseille, en passant par Arles. Cette carte recense tous les logements dédiés aux étudiants internats, cités U, résidences de services privées et résidences universitaires. Elle permet aussi de visionner tous les services alentours, comme commerce et transports. Cette démarche s’inscrit dans le Plan 60 000 logements », porté par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. En décembre dernier, lors d’une commission régionale sur le développement de l’offre de logements étudiants et jeunes, la production de logements étudiants avait été jugée comme encore en dessous des attentes ». Quelque 36 000 places à caractère social auraient été mises en service sur la période 2018-2022 au niveau national. On est donc bien loin des 60 000 places promises. Le logement occupe 50% du budget d’un étudiant, ce qui est énorme. On est face avec de plus en plus de problématiques d’étudiants qui se retrouvent à la rue ou dans des campings », affirme Cécile Thévenet de la Fédération des associations générales étudiantes Fage. Pénurie, coûts exorbitants des loyers, réforme des APL... avec une inflation de 6,1%, la demande de logement sociaux explose parmi les étudiants dont le nombre ne cesse d’augmenter 3 millions à cette rentrée. La colocation, remède miracle ? Les promesses sont loin d’être tenues et les choses qui ont été faites sont en dessous des besoins réels », poursuit Cécile Thévenet. À cela s’ajoute la forte pression dans des villes touristiques avec des baux mobilité de 10 mois. Pour rester l’été, il faudrait que l’étudiant débourse 400 euros de loyer par semaine. Face à la pénurie de l’offre et à la difficulté de se loger à des coûts abordables, la colocation apparaît comme une réponse complémentaire à l’ensemble des solutions pouvant être proposées aux jeunes pour leur logement. Pour les bailleurs, l’accueil de jeunes et d’étudiants dans le parc HLM permet d’insuffler de la mixité sociale, mais elle peine à s’imposer. Certains bailleurs développent, avec l’AFEV Association de la Fondation Étudiante pour la Ville, des projets de colocation solidaire dénommés KAPS Kolocation À Projets Solidaires, et soutenus financièrement par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ils consistent à organiser la location à loyer modéré, à des jeunes, de logements en colocation, appartenant à des bailleurs sociaux, et situés dans des quartiers prioritaires. En échange, les kapseurs » consacrent une partie de leur temps 5 heures par semaine en moyenne pour monter des actions de lien social avec les habitants du quartier soutien scolaire, gestion de jardin partagé, organisation de moments de convivialité, etc.. À la rentrée de septembre, 200 logements sont proposés à la location à la cité des Douanes à Marseille. Une cinquantaine sont ouverts aux Kaps. C’est très bizarre, on sait combien s’est compliqué de se loger, mais on a du mal à trouver de nouveaux colocataires », indique Clotilde Gibert, de l’Afev Aix-Marseille. Il reste 25 places sur 50 à l’heure actuelle. Pour l’étudiant, la contrepartie de l’engagement serait un frein, surtout lorsque ceux-ci sont obligés de travailler pour financer leurs études. Pour le syndicat étudiant l’Unef qui mène chaque année une enquête sur le coût de la vie étudiante, le prix des loyers ajouté à l’inflation supérieure à l’évolution des bourses, conduit à pousser davantage dans la précarité des étudiants. Et ce n’est pas l’aide ponctuelle de 100 euros de la loi sur le pouvoir d’achat du gouvernement qui va changer les choses. Le logement occupe 50% du budget d’un étudiant. Beaucoup se retrouvent à la rue. » Conditions d’obtention Les logements sociaux sont soumis à un plafond de ressources présentation obligatoire du dernier avis d’imposition. Une demande de logement social doit être en cours pour accéder à ces logements, merci donc d’indiquer votre numéro unique d’enregistrement pour étude de votre dossier. Nous n'avons actuellement aucun logement disponible à la location active Liste des pièces nécessaires à la création d’un dossier 1 Carte d’identité + livret de famille 2 Carte de résident pour les étrangers 3 Ordonnance de non conciliation ONC ou jugement de divorce 4 Dernière notification des droits CAF 5 Attestation de loyer à jour quittance de loyer ou d’hébergement ou domiciliation postale 6 Justificatif des ressources contrat de travail et fiches de paie des 3 derniers mois, notification Pôle Emploi et indemnités chômage, retraite, pension alimentaire, toutes autres ressources 7 Copie de l’avis d’imposition ou non-imposition revenus de l’année 2020/avis d’impôt 2021 Les résidences étudiantes débordent. Les logements à louer s’envolent aussitôt affichés sur le marché. Couvents, hôtels, résidences pour aînés aucune solution n’est écartée pour trouver un toit aux étudiants à quelques semaines de la rentrée. Les logements partent plus vite que jamais » Des appels, je n’en pouvais plus. Ça pleurait au téléphone. Les gens me suppliaient de les prendre », raconte Sylvie Carrier. Cet été, la travailleuse sociale a eu l’idée de louer des chambres à des étudiantes chez elle, à Trois-Rivières. Pendant des jours, le téléphone n’a pas arrêté de sonner. Au bout du fil, des étudiants désespérés de trouver un toit abordable – ou un toit tout court. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE Sylvie Carrier, résidante de Trois-Rivières qui héberge des étudiantes C’était triste de voir ça. Le problème, c’est le manque de place. Et les prix, aussi. Sylvie Carrier Un peu partout au Québec, le manque de logements étudiants est à un point critique. Si bien que de nombreux acteurs du milieu réclament une stratégie nationale pour s’attaquer à la crise. On entend chaque année, mais de plus en plus, des histoires d’étudiants qui sont forcés d’habiter à l’hôtel ou sur un divan pendant des mois », constate Laurent Levesque, directeur général et cofondateur de l’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant UTILE. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE L’Université du Québec à Trois-Rivières À Trois-Rivières, où le taux d’inoccupation est inférieur à 1 %, c’est le scénario qu’on tente par tous les moyens d’éviter. Actuellement, c’est très difficile », confirme Catherine Therrien, directrice adjointe des services aux étudiants à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Pour loger tout le monde, les universités et les cégeps doivent être créatifs. Et mettre en place des solutions de secours voir le second article ci-bas. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE Catherine Therrien, directrice adjointe des services aux étudiants à l’Université du Québec à Trois-Rivières C’est beaucoup de travail pour aller chercher une chambre par-ci, une chambre par-là […]. On se doute que ce n’est pas suffisant pour loger tout le monde. Catherine Therrien, directrice adjointe des services aux étudiants à l’UQTR Avec près de 25 % de sa population formée d’étudiants, Sherbrooke est aussi frappée par la crise. Cette année, les logements partent plus vite que jamais », constate Marc-Antoine Bolduc, vice-président aux affaires externes de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke. PHOTO MORGANE CHOQUER, LA PRESSE Campus de l’Université Sherbrooke Un peu plus de 100 étudiants étrangers étaient toujours en quête d’un logement à la fin de juillet, selon un sondage mené par l’Université. Cette situation est l’une des plus stressantes que j’ai eues à vivre », confie Izzy Pepper. Depuis juin, l’étudiante anglaise répond à toutes les annonces de logement à Sherbrooke, sans succès. Or, voilà que le compte à rebours de la rentrée est lancé. Et Izzy doit songer à un plan B. Je louerai un Airbnb si je ne trouve rien », lâche celle qui étudie en français langue seconde. Le même scénario se joue aussi à Gaspé, à Chicoutimi, à Rouyn-Noranda ou encore à Rimouski. C’est très, très difficile de trouver quelque chose d’abordable ou de trouver quelque chose, point », constate Maya Labrosse, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec. Pas de place en résidence Le manque de logements n’est pas le seul obstacle la flambée des prix des loyers aussi – en particulier à Montréal. Les étudiants n’ont pas le choix de s’excentrer ou vont bien au-delà du budget qu’ils auraient souhaité consacrer à leur logement », remarque Laurent Levesque. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE Logements pour étudiants sur le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières Et les résidences étudiantes, qui ont l’avantage d’être très abordables, sont pleines à craquer. À l’Université du Québec à Rimouski UQAR, près de 100 étudiants attendent une place en résidence. PHOTO FOURNIE PAR JEAN-FRANÇOIS OUELLET Jean-François Ouellet, directeur des services à la communauté étudiante à l’UQAR Ce qu’on entend, c’est que certains étudiants ne sont pas encore sûrs de pouvoir procéder à leur inscription parce qu’ils n’ont pas à ce jour trouvé un logement. Jean-François Ouellet, directeur des services à la communauté étudiante à l’UQAR Bon an, mal an, les résidences du réseau de l’Université du Québec réussissaient à accueillir tous les étudiants inscrits sur leurs listes d’attente avant la rentrée. Cette année, on fait face à une autre situation. La tendance, c’est que les listes d’attente stagnent », confirme Jean-Sébastien Gohier, directeur des ressources matérielles et immobilières et du bureau de projets immobiliers à l’Université du Québec. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE Le pavillon des sciences du cégep Trois-Rivières Au cégep de Trois-Rivières, tous les étudiants sont logés jusqu’à présent. Mais là aussi, les places en résidence sont convoitées. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE Janie Trudel-Bellefeuille, coordonnatrice du bureau international du cégep de Trois-Rivières Les étudiants restent plus longtemps en résidence, parce que les coûts ont augmenté et qu’il y a moins d’options. Ça libère moins de places pour les nouveaux », remarque Janie Trudel-Bellefeuille, coordonnatrice du bureau international du cégep. Un enjeu d’équité » On a fait l’erreur au Québec, dans les dernières décennies, d’oublier le logement étudiant », déplore Laurent Levesque. Et ceux qui écopent, ce sont les étudiants, qui, souvent, n’ont pas le choix de quitter le domicile familial pour étudier, rappelle l’UTILE. D’où l’urgence de s’attaquer au problème de front. Et dès maintenant. Il y a un enjeu d’équité d’accès à l’enseignement postsecondaire », plaide M. Levesque. Cégeps et universités jouent de créativité Le compte à rebours de la rentrée est lancé. Pour dénicher des logements, les universités et les cégeps doivent être créatifs. Résidences pour aînés, monastères, pensionnats l’Université du Québec à Trois-Rivières n’exclut aucune idée pour trouver un toit à ses étudiants. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE Le centre-ville de Trois-Rivières Il faut être original dans nos démarches », fait valoir Jean-François Hinse, responsable des relations avec les médias de l’université. Aucune entente n’a été conclue pour l’instant, mais des négociations sont en cours, précise-t-il. On est à la recherche de volume. Mais il faut que les installations répondent aux besoins des étudiants. On se fait un devoir d’aller visiter sur place », souligne M. Hinse. PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE L’Université du Québec à Trois-Rivières Au Cégep de la Gaspésie et des Îles, une entente de trois ans a été conclue en juin pour loger des étudiants dans un hôtel de Carleton-sur-Mer. Personne ne se retrouvera à la rue, assure Marie-Claude Deschênes, porte-parole du Regroupement des cégeps de régions. On a de la place pour loger les étudiants. J’ai vu des solutions très créatives pour la rentrée des ententes avec des hôtels, des familles d’accueil, des résidences pour aînés. Marie-Claude Deschênes, porte-parole du Regroupement des cégeps de régions Depuis plusieurs semaines, les universités multiplient les appels à la population pour héberger des étudiants ou encore tiennent à jour des listes de logements disponibles. Des solutions viables Les hôtels et les couvents peuvent dépanner, mais il faut aussi des solutions viables, plaident des acteurs du milieu. Et une stratégie nationale pour s’attaquer à la crise. L’urgence est d’autant plus grande qu’une vague de dizaines de milliers d’élèves supplémentaires est attendue sur les bancs des cégeps d’ici 2029. Pour désengorger les cégeps des grands centres, qui seront les plus affectés, Québec veut attirer 5000 élèves en région d’ici 5 ans par l’entremise de son programme de mobilité étudiante Parcours. L’étranglement, on le vit même sans la mise en place de ce programme-là, qui est d’ailleurs une excellente nouvelle », affirme Jean-François Ouellet, directeur des services à la communauté étudiante à l’Université du Québec à Rimouski. Pour répondre à la future demande, l’établissement espère obtenir le feu vert du Québec pour le financement d’un projet d’immeuble qui pourrait loger 100 étudiants. Bernard Tremblay, président de la Fédération des cégeps, est du même avis. Plusieurs cégeps ont interpellé le gouvernement pour dire qu’il faut bâtir de nouvelles résidences. Bernard Tremblay, président de la Fédération des cégeps Au ministère de l’Enseignement supérieur, 58,9 millions de dollars ont été réservés à la construction, au réaménagement et à la rénovation de résidences étudiantes pour les cégeps de région, indique par courriel une porte-parole, Esther Chouinard. Les cégeps de la Gaspésie et des Îles, de l’Abitibi-Témiscamingue, de La Pocatière et le collège d’Alma sont notamment concernés par des projets de construction ou d’acquisition de résidences étudiantes, ajoute-t-elle. Drapeau rouge » L’organisme UTILE mise plutôt sur la construction de logements spécifiquement destinés aux étudiants. Son plus récent projet, La Rose des vents, situé dans l’écoquartier Angus, a accueilli cet été ses premiers résidants. À l’aube des élections provinciales, l’organisme demande aux partis de s’engager à construire au moins 15 000 chambres étudiantes d’ici 10 ans, ce qui représente 5 % de la demande », illustre Élise Tanguay, directrice des affaires publiques de l’UTILE. Ça serait un premier pas pour démontrer qu’il y a un drapeau rouge qui s’est levé. Il faut prendre ce problème à bras le corps, parce qu’on s’en va droit dans le mur. En fait, on est dans le mur », conclut-elle. En savoir plus 590 $ Loyer pour un studio tout inclus en résidence étudiante à l’Université du Québec à Montréal Source Université du Québec à Montréal 1140 $ Loyer moyen d’un logement disponible à la location à Montréal en 2021 Source Communauté métropolitaine de Montréal 12 août 2016 - Reproduction interditeLes conditions de logement se sont améliorées au cours des dernières décennies. Pourtant, il reste 3,8 millions de personnes mal logées aujourd’hui en France. Cet article est la mise à jour de notre fiche pédagogique consacrée au logement, extraite de la pochette Inégalités sociales et discriminations » à destination du jeune public. Vous pouvez consulter les autres fiches sur l’espace Jeunes de notre site dans notre rubrique Outils. Le mal-logement, c’est quoi concrètement ? Notre pays compte 3,8 millions de mal-logés selon la Fondation Abbé Pierre qui tous les ans publie un rapport sur le sujet [1]. Mais le mal logement comprend des situations très différentes. D’abord, il y a les personnes dont le logement est de mauvaise qualité difficile à chauffer, humide, sans sanitaires, etc. Ensuite, il y a celles qui vivent dans un logement trop petit. Enfin, il y a celles qui n’ont pas de logement à elles, qui doivent être hébergées par la famille ou des amis. Trop de logement sans confort Plus de deux millions de personnes vivent dans un logement qui manque du confort de base pas de sanitaires ou de coin cuisine, chauffage rudimentaire, façade dégradée. 330 000 n’ont même pas d’eau courante, de douche ou de WC intérieur. 85 000 vivent dans un habitat de fortune un mobil home dans un camping ou encore une cabane. Ne pas avoir de chez soi 810 000 personnes n’ont pas de logement à elles. La plupart, environ 640 000 personnes, vivent hébergées chez des amis ou dans leur famille. Les autres, environ 25 000 vivent durablement à l’hôtel. Enfin, on estime que 140 000 personnes dorment régulièrement dans la rue ou dans des foyers, elles n’ont aucun domicile. Il ne faut pas les confondre avec les sans-abri. Parmi les sans domicile, près de 13 000 personnes dorment sous les ponts ou à la rue chaque soir. Mais bien plus connaissent de gros problèmes de logement qui peuvent les amener, un jour ou l’autre, à coucher dehors. Les personnes dans cette situation cumulent en général les difficultés pas de travail, pas de famille ou d’amis pour les héberger ou les aider dans leurs démarches, problèmes de santé, etc. Vivre dans un logement trop petit On peut avoir un logement à soi avec le confort normal sans pour autant être bien logé c’est le cas des familles qui sont contraintes de vivre dans de très petites surfaces, surtout dans les grandes villes. La vie à trois enfants dans une chambre et les parents dans le canapé du salon n’est pas facile. 930 000 personnes vivent dans un logement trop petit, selon la Fondation Abbé Pierre. En moyenne, les 20 % les plus modestes disposent de 26 m² par personne selon l’Insee en 2013, contre 42 m² pour une personne appartenant aux 20 % les plus aisés. Attention, ce sont des moyennes. Dans les grandes villes, les gens occupent de beaucoup plus petites surfaces. Les plus âgés vivent aussi plus souvent dans des logements plus grands que les plus jeunes. Se loger, ça coûte cher Beaucoup de familles ou de personnes seules ne gagnent pas assez d’argent pour habiter un espace correct. Il y a de plus en plus de demandes, notamment parce que les jeunes vivent plus longtemps seuls dans leur logement avant de fonder une famille, et que davantage de couples se séparent. L’offre de logements ne suit pas, notamment parce que l’Etat ne construit pas assez de logements sociaux pour les ménages modestes. Les loyers sont très peu encadrés les propriétaires qui louent ont beaucoup augmenté les prix. Enfin, les allocations logement versées par les Caisses d’allocations familiales ne compensent qu’une partie des dépenses de logement. Centres d’hébergement d’urgence On les appelle aussi des foyers ». Proposés par les villes et les associations, ils accueillent gratuitement, pour une durée limitée, les personnes sans logement certains ne sont ouverts qu’aux hommes de plus de 50 ans, ou au contraire, aux moins de 18 ans. D’autres encore sont adaptés aux femmes seules avec des enfants. Les jeunes adultes aux premières loges du mal-logement Les jeunes adultes, seuls ou en couple, représentent une grande partie de la population mal-logée. D’abord parce qu’ils ont plus souvent des bas salaires, sont en situation précaire stages, CDD… ou au chômage. Ensuite, parce qu’ils occupent des logements pour des durées courtes, et le changement de locataire est souvent l’occasion d’une hausse de loyer. Au bout du compte, de plus en plus de jeunes modestes n’ont d’autres solutions, dans les grandes villes, que la colocation ou le retour chez leurs parents. Un bon logement, ce n’est pas seulement un toit Être bien logé, ce n’est pas seulement dormir à l’abri. C’est aussi habiter dans un endroit que l’on aime, par exemple près de sa famille, avec assez de pièces pour recevoir ses amis, ne pas être trop éloigné des commerces et, surtout, de son travail. Beaucoup de personnes doivent faire de nombreux kilomètres pour aller travailler car se loger plus près leur coûterait trop cher. A quand un droit au logement pour tous ? En 2007, les députés ont voté la loi sur le Droit au logement opposable » la loi Dalo ». Opposable, cela veut dire que l’Etat est, en théorie, obligé de fournir un logement à tous. Cette loi permet aux personnes vivant dans des logements insalubres ou surpeuplés d’être relogées en priorité. Malgré l’entrée en vigueur de cette loi au 1er janvier 2008, encore un gros tiers de ces ménages restait à reloger en 2014 selon le Comité de suivi du droit au logement opposable. Un effort a été fait mais on est loin d’avoir tout réglé. Cette loi est difficile à appliquer en grande partie parce que la France ne construit pas assez. Normalement, les plus grandes communes doivent proposer 25 % de logements sociaux pour les ménages modestes mais certaines préfèrent payer des amendes plutôt que de loger les plus pauvres. Comment les grandes villes repoussent les pauvres Salma et Jean-Pierre viennent de trouver du travail à Paris. Ils recherchent un logement pour leur famille qui compte deux enfants de 10 et 13 ans. Objectif au minimum trois pièces d’une surface totale de 60 m². D’après les annonces, il leur faut compter entre 1 500 et 2 000 euros de loyer par mois. Et comme leurs revenus doivent être équivalents à au moins trois fois le loyer, il faudrait qu’ils gagnent au moins 4 500 euros ! A ce niveau de revenus pour ce type de famille, ils feraient partie du tiers le plus riche. Conclusion, petit à petit, il ne reste à Paris que les familles les plus riches d’un côté, et de l’autre côté, des logements sociaux ou des appartements de mauvaise qualité pour loger les plus modestes. Bien sûr, Paris est un cas à part, mais, même si les prix ne sont pas toujours aussi élevés, la situation est la même dans beaucoup de quartiers des grandes villes de France qui s’ et propriétaires qui paie quoi ? Il existe de grandes différences entre les locataires et les propriétaires. Les locataires paient chaque mois leur loyer ce qui réduit leur niveau de vie d’autant. Une partie des propriétaires remboursent chaque mois les emprunts faits à la banque pour pouvoir acheter. C’est un peu comme un loyer, cela diminue le niveau de vie. Avec une grande différence c’est un investissement pour soi, même si l’on paie des intérêts à la banque. Une autre partie des propriétaires ont terminé de rembourser leurs emprunts à la fin du mois, ils n’ont pas à payer une grande partie de la charge de conditions de logement se sont améliorées Dans les années 1950, des centaines de milliers de familles s’entassent encore dans des bidonvilles. En 1973, quatre logements sur dix ne disposent pas du confort sanitaire WC et eau courante, contre moins de 1 % en 2013, selon l’Insee. La Fondation Abbé Pierre note que leur nombre est passé de 561 000 à 332 000 entre 2006 et 2013. Depuis le début des années 1970, la surface moyenne des logements par ménage est passée de 72 à 91 m² en 2013. Les normes de construction, d’isolation phonique ou thermique et le développement de l’habitat pavillonnaire y sont pour beaucoup. Si l’on prend du recul, les conditions de logement s’améliorent. Pour en savoir plus Voir notre article 3,8 millions de mal-logés de quoi parle-t-on au juste ? Illustrations réalisées par Damien Roudeau et Guillaume Reynard.

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