Conventioncollective nationale production agricole et CUMA. Du 15 septembre 2020. Date d’effet. SignĂ©e le 15 septembre 2020 pour une entrĂ©e en application au 1er Avril 2021. La nouvelle convention n’efface pas les conventions territoriales existantes : ces derniĂšres deviennent des accords territoriaux qui se superposent Ă  la nouvelle convention. 26/01/2021. Champ Conventioncollective nationale de la production agricole et CUMA du 15 septembre 2020 Accords de branche et conventions collectives; Accords d'entreprise; Publications officielles. Bulletins officiels; Bulletins officiels des conventions collectives; Journal officiel; DĂ©bats parlementaires; Questions Ă©crites parlementaires; Documents administratifs; lesactivitĂ©s professionnelles de la branche professionnelle Production agricole et de la branche professionnelle CUMA. Par cette convention collective nationale, elles souhaitent donner une nouvelle dimension au dialogue social de ces secteurs professionnels. Toutefois, elles tiennent Ă  Actuellement les conditions de travail des salariĂ©s de la production agricole et des Cuma (coopĂ©ratives d’utilisation de matĂ©riel agricole) relĂšvent d’accords territoriaux (conventions collectives dĂ©partementales ou rĂ©gionales) et CONVENTIONCOLLECTIVE NATIONALE DE LA PRODUCTION AGRICOLE ET DES CUMA. CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE LA PRODUCTION AGRICOLE ET DES CUMA UNE NOUVELLE CLASSIFICATION DES EMPLOIS La convention collective nationale agricole instaure une nouvelle classiïŹcation des emplois qui s’impose Ă  tous. BasĂ©e sur des compĂ©tences et Pourtenir compte de l’évolution du SMIC au 1er octobre 2021 et maintenir la dynamique de la grille minimale nationale de salaires, les partenaires sociaux ont dĂ©cidĂ© de modifier l’annexe 1 modifiĂ© tel qu’issu de la Convention collective nationale de la Production agricole et des CUMA du 15 septembre 2020. Ilappartiendra Ă  l’employeur de peser chaque emploi de son entreprise et de le positionner dans la nouvelle grille (en s’appuyant sur le guide paritaire et / ou sur le rĂ©seau FNSEA). L’obligation de l’employeur est de respecter le minimum de rĂ©munĂ©ration de la nouvelle grille et de maintenir le montant de la rĂ©munĂ©ration horaire 0pbZIgk. Contrat Ă  la tĂąche Les conditions de travail et de rĂ©munĂ©ration des tĂącherons sont rĂ©gies par un contrat particulier signĂ© entre l'employeur et l' conditions de travail et de rĂ©munĂ©ration des tĂącherons sont rĂ©gies par un contrat particulier signĂ© entre l'employeur et l'employĂ© Une notice explicative est jointe, Ă  titre indicatif, en annexe – Établissement du contrat de travail et mentions obligatoiresLe contrat de travail Ă©tabli entre l'employeur et le salariĂ© tĂącheron est – soit Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e ; – soit Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e s'il rĂ©pond aux cas prĂ©vus par la lĂ©gislation en vigueur art. L. 1242-1 et suivants du code du travail.Quelle que soit sa nature, le contrat est Ă©crit et comporte notamment les mentions obligatoires suivantes a La superficie de vignes confiĂ©e Ă  la tĂąche sur la base cadastrale, le type de taille, la densitĂ© de plantation et la localisation ;b Les travaux Ă  effectuer ;c Le nombre total d'heures de travail calculĂ© sur des bases horaires qui ne peuvent ĂȘtre infĂ©rieures Ă  celles indiquĂ©es dans les tableaux de travaux figurant au paragraphe 3 du prĂ©sent article ;d Les dĂ©lais de rĂ©alisation des travaux ;e Le taux horaire servant de base au calcul du salaire qui ne pourra ĂȘtre infĂ©rieur au minimum fixĂ© au paragraphe 2 du prĂ©sent article ;f Les primes et indemnitĂ©s s'y ajoutant – indemnitĂ© de jours fĂ©riĂ©s 3 % sur totalitĂ© du salaire brut rĂ©el ; – prime d'anciennetĂ© 2 ou 6 % sur totalitĂ© du salaire brut rĂ©el + indemnitĂ© de jours fĂ©riĂ©s ; – indemnitĂ© compensatrice de congĂ©s payĂ©s 10 % la 1re annĂ©e, 11 % la 2e annĂ©e sur le salaire brut rĂ©el + indemnitĂ© de jours fĂ©riĂ©s + prime d'anciennetĂ© ; – prime d'outillage, si le matĂ©riel n'est pas fourni par l'employeur ;g La rĂ©munĂ©ration versĂ©e chaque mois ;h L'interdiction de faire travailler, dans les vignes donnĂ©es Ă  la tĂąche, des personnes non titulaires d'un contrat de travail et non dĂ©clarĂ©es par l'exploitant y compris les membres de la famille du tĂącheron. Tout manquement de la part du salariĂ© peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une faute pouvant entraĂźner une sanction allant jusqu'au – RĂ©munĂ©rationLe taux horaire servant de base au calcul du salaire forfaitaire est dĂ©terminĂ© par rĂ©fĂ©rence Ă  la grille de salaires de la convention collective nationale production agricole/CUMA du 15 septembre les travaux comprennent la taille ou l'Ă©bourgeonnage ou les rĂ©parations, l'emploi exercĂ© par le salariĂ© devra ĂȘtre valorisĂ© au minimum Ă  un degrĂ© 2 pour le critĂšre technicitĂ© et au minimum Ă  un degrĂ© 3 pour le critĂšre autonomie. La pesĂ©e de l'ensemble des critĂšres classants se fera au sein de chaque entreprise, selon son organisation propre, en respectant ces les travaux ne comprennent pas la taille ou l'Ă©bourgeonnage ou les rĂ©parations, l'emploi exercĂ© par le salariĂ© devra ĂȘtre valorisĂ© au minimum Ă  un degrĂ© 2 pour le critĂšre technicitĂ© et au minimum Ă  un degrĂ© 2 pour le critĂšre autonomie. La pesĂ©e de l'ensemble des critĂšres classants se fera au sein de chaque entreprise, selon son organisation propre, en respectant ces salariĂ© perçoit chaque mois une rĂ©munĂ©ration brute correspondant aux travaux cette rĂ©munĂ©ration, s'ajoutent les indemnitĂ©s au titre des jours fĂ©riĂ©s chĂŽmĂ©s payĂ©s et au titre des congĂ©s payĂ©s, dĂ©finies conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales et conventionnelles – Temps forfaitaires Ă  l'hectareLes temps forfaitaires minima par hectare et les dispositions relatives Ăą la fourniture de petit matĂ©riel par l'employeur, ou Ă  la prime d'outillage s'y substituant, sont fixĂ©s ci-aprĂšs cf. annexe A du prĂ©sent accordTravail Ă  la tĂącheMaconnais et BeaujolaisNombre de pieds/ha Ă  titre d'informationAligotĂ©, Saint-VĂ©ran, MĂącon Blanc7 000Pouilly FuissĂ©9 000 Ă  9 500MĂącon Rouge, Bourgogne8 000Beaujolais8 000 Ă  10 000Base prise en vue de rechercher une unitĂ© 1 ha = 8 000 pieds Ă  ramener au nombre de pieds rĂ©elsTĂąchesBlanc et rouge Guyot SimpleBlanc Arcure SimpleBlanc Arcure DoubleBlanc et rouge Cordon RoyatRouge GobeletEnlever les agrafes Ă  rĂ©cupĂ©rer6 H6 H6 H6 H6 HEnlever les agrafes et baisser les fils10 H10 H10 H10 HTirer les ficelles10 HDĂ©gravage dĂ©gager les pieds30 HNettoyage base des pieds
12 HPrĂ©taille manuelle seule55 H62 HTaille simple taille uniquement sans tirer les sarments et sans prĂ©taillage55 H55 H60 H65 HTailler et brĂ»ler les sarments100 H ou tailler sans sarments 80 HTirer les sarmentsAvec curageSans curageSans curageSans curageSans prĂ©taillage manuel60 H60 H60 H60 HAvec prĂ©taillage mĂ©canique tirer – brĂ»ler les sarments55 H55 HNettoyage des baguettes vrilles et sarments30 H50 HTĂąchesBlanc et Rouge Guyot SimpleBlanc Arcure SimpleBlanc Arcure DoubleBlanc et Rouge Cordon RoyatRouge GobeletEntretien normal du palissagePiquets bois Changer les piquets, fils, tirants, pointes, crampillonsTemps rĂ©elPiquets mĂ©tal Changer les piquets, fils, tirants, crochetsTemps rĂ©elPlier les baguettes et les attacher couper les bas des baguettes20 H35 H45 H10 HBaisser les fils de fer4 H4 H4 H4 HÉmondage ou Ă©pandrage des pieds15 H15 H15 H20 H30 HÉbourgeonnage35 HPiochage sous le rang de vigne aprĂšs labourTemps rĂ©elTemps rĂ©elTemps rĂ©elTemps rĂ©elTemps rĂ©elDĂ©sherbage Ă  dos hiver et Ă©tĂ© temps rĂ©elCouper les courants ou mouchage25 H40 HRelevage des fils avec tension, pose des agrafes finition Ă  la cisaille bout + pointe40 H45 H45 H40 H20 HAccolage – Liage42 HÉcimage Ă  la cisaille 1er rognage manuel10 H10 H10 H10 H10 HRognages manuels complets pour la saison 3 rognages ou cisaillage70 H70 H70 H70 H70 HSulfatage manuelTemps rĂ©elTemps rĂ©elTemps rĂ©elTemps rĂ©elTemps rĂ©elRemondage ou 2e Ă©mondage7 H7 H7 H7 H CĂŽte Chalonnaise, Couchois et MarangesUnitĂ© de mesure hectareDĂ©finition 10 000 pieds/ha – blanc ou rougeDĂ©but du contrat de tĂąche 1er novembreTĂąchesGuyotCordon RoyatEnlever les agrafes7 H7 HTaille avec nettoyage des pieds - Coupe des rejets avec une piocheTaille complĂšte sans prĂ©taillage y compris curage des baguettes Tailler, tirer, brĂ»ler les sarments ou les aligner pour broyage160 H170 HTaille complĂšte avec prĂ©taillage Tailler – tirer – brĂ»ler les sarments ou les aligner pour broyage150 H125 HTaille simple y compris curage des baguettes et couper les vieilles baguettes en 2 fois. Taille uniquement sans tirer les sarments85 H95 HTirer les sarmentsSans prĂ©taillage Tirer – brĂ»ler les sarments ou les aligner dans les rangs pour broyage75 H75 HAvec prĂ©taillage Tirer – brĂ»ler les sarments ou les aligner dans les rangs pour broyage65 HEntretien normal du palissagePiquets bois Changer les piquets – fils – tirants – pointes – crampillons25 H25 HPiquets mĂ©tal Changer les piquets, fils – tirants – crochets10 H10 HPlier les baguettes et les attacherManuellement petits-fils37 H10 HOuAvec outillage avec pince30 HRepiquage sur dĂ©cision annuelle de l'employeur – rĂ©munĂ©ration au piedAvec tariĂšreTemps rĂ©elTemps rĂ©elSans tariĂšreY compris sevrage des piedsBaisser les fils ranger sous les rangs4 H4 HÉbourgeonnage des piedsAvec dĂ©doublement des baguettes ou des cordons1er passage70 H70 H2e passage15 HouSans dĂ©doublement des baguettes45 H45 HPiochage sous le rang de vigne aprĂšs labourTemps rĂ©elTemps rĂ©elDĂ©sherbage Ă  dosTemps rĂ©elTemps rĂ©elRelevage des fils avec tension – accolage – pose des agrafes65 H65 HÉcimage a la cisaille10 H10 HTravaux complĂ©mentaires = vendange au vert – temps d'outillage ou prime1° Fourniture de petit matĂ©riel par l'employeurPetit matĂ©riel manuel fourni par l'employeur, Ă©changĂ© aprĂšs usure, et rendu en fin de contrat Pioche, masse, sĂ©cateur de taille et sĂ©cateur Ă  dĂ©monter, baramine, marteau, pierre Ă  aiguiser, pince, cisaille et scie Ă  matĂ©riel et l'Ă©quipement fournis seront listĂ©s et joints au est rappelĂ© que les Ă©quipements individuels de protection sont obligatoirement fournis ou pris en charge financiĂšrement par l' Prime d'outillage si le matĂ©riel n'est pas fourni par l'employeurAutre que les Ă©quipements de protection individuelle et collective.76,22 €/ha la premiĂšre annĂ©es et 15,24 €/ha les annĂ©es – Fixation de la durĂ©e du travailLa durĂ©e lĂ©gale du travail Ă©tant fixĂ©e Ă  35 heures par semaine, le nombre annuel d'heures normales est de 1 600 heures par an auxquelles il faut ajouter 7 heures de travail au titre de la journĂ©e de travaux payĂ©s au temps rĂ©el doivent faire l'objet d'un dĂ©compte individuel au fur et Ă  – Maximum annuel de travailLes limites maximales annuelles de la durĂ©e du travail sont, conformĂ©ment aux dispositions rĂ©glementaires et conventionnelles en vigueur, fixĂ©es Ă  1 940 heures et par exception Ă  2 000 heures pour les exploitations agricoles n'employant qu'un seul – Autres dispositionsHormis les dispositions spĂ©cifiques au travail Ă  la tĂąche qui prĂ©cĂšdent, le salariĂ© tĂącheron bĂ©nĂ©ficie des autres dispositions du prĂ©sent accord jours fĂ©riĂ©s chĂŽmĂ©s, garantie complĂ©mentaire maladie/accident, etc. et l'employeur doit respecter toutes les dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires rĂ©gissant l'emploi salariĂ©, notamment celles relatives Ă  la santĂ©, Ă  la sĂ©curitĂ© et aux conditions de travail. La convention collective nationale de la production agricole et des Cuma entrera en application en 2021. PrĂ©cisĂ©ment, au premier jour du trimestre civil suivant la publication de son arrĂȘtĂ© d'extension au Journal Officiel. Soit le 1er janvier si celui-ci est publiĂ© au plus tard le 31 dĂ©cembre 2020 ou Ă  compter du 1er avril si la publication est postĂ©rieure. Le principal changement de la nouvelle convention collective nationale est la mise en place d'une grille de classification des emplois et d'une grille de salaires nationales. Celles-ci s'appliqueront aux nouveaux salariĂ©s dans l'entreprise, mais aussi Ă  ceux dĂ©jĂ  en poste. CrĂ©dit Auremar - DĂšs 2021, les exploitations agricoles qui embauchent des salariĂ©s devront appliquer partout en France une seule et mĂȘme convention collective celle dite de la production agricole et des Cuma » signĂ©e entre la FNSEA, la FNCuma et les organisations syndicales de salariĂ©s CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO. Elle concerne les exploitations de culture et d'Ă©levage ; les Ă©tablissements de toute nature dirigĂ©s par l'exploitant agricole en vue de la transformation, du conditionnement, de la commercialisation de produits agricoles dans le prolongement de l'acte de production ; les structures d'accueil touristique en lien direct avec l'exploitation ; les coopĂ©ratives d'utilisation du matĂ©riel agricole. Elle s'applique Ă©galement aux Ă©tablissements de pisciculture. A la veille de sa mise en application, voici les rĂ©ponses aux principales questions concernant cette convention collective avec Pascal Servier, prĂ©sident de la commission emploi formation Ă  la FRSEA Auvergne-RhĂŽne-Alpes et Luc Pierron, membre de cette commission, qui a participĂ© au groupe de travail FNSEA sur le sujet. Pascal Servier, prĂ©sident de la commission emploi formation de la FRSEA Auvergne-RhĂŽne-Alpes et Ă©leveur en transformation fromagĂšre dans le Puy-de-DĂŽme. CrĂ©dit Pamac 1 - Pourquoi une convention collective nationale ? C'Ă©tait une volontĂ© des gouvernements successifs de restructurer le paysage conventionnel et de diminuer le nombre de conventions collectives dans tous les secteurs d'activitĂ© », rappelle Pascal Servier. En France, il existait plus de 140 conventions collectives applicables aux entreprises agricoles, souvent Ă©tablies Ă  l'Ă©chelle des dĂ©partements. Cette multitude d'accords territoriaux n'Ă©tait peut-ĂȘtre plus en cohĂ©rence avec le terrain. Certains accords jouaient d'une histoire longue, autour d'Ă©vĂšnements qui ont amenĂ© les nĂ©gociateurs Ă  ces solutions mais qui aujourd'hui n'Ă©taient pas Ă  la hauteur des enjeux pour notre agriculture », poursuit le prĂ©sident de la commission emploi formation Ă  la FRSEA Aura. Cette convention clarifie aussi un certain nombre de choses car aujourd'hui l'agriculture ne se discute plus seulement par dĂ©partement ou par filiĂšre. Nous avions besoin de cette harmonisation pour que les employeurs sur les territoires aient le mĂȘme langage et qu'ils aient la lisibilitĂ© nĂ©cessaire sur les emplois qu'ils dĂ©finiront demain », indique Pascal Servier. 2 - Qu'est ce qui change dĂšs l'entrĂ©e en application de la convention nationale ? Le principal changement, c'est la mise en place d'une grille de classification des emplois et d'une grille de salaires nationales. Celles-ci s'appliqueront aux nouveaux salariĂ©s dans l'entreprise, mais aussi Ă  ceux dĂ©jĂ  en poste. Jusqu'Ă  prĂ©sent les salaires sur nos exploitations Ă©taient Ă©tablis Ă  partir de niveaux et d'Ă©chelons. DĂ©sormais nous allons fonctionner par palier, avec une classification des emplois basĂ©e sur les compĂ©tences et donc des critĂšres qui vont nous permettre de classer ces compĂ©tences », prĂ©cise Luc Pierron. Luc Pierron, membre de la commission emploi formation de la FRSEA Auvergne-RhĂŽne-Alpes et viticulteur dans le RhĂŽne. Il a participĂ© au groupe de travail FNSEA sur la nouvelle CCN. CrĂ©dit Information agricole du RhĂŽne 3 - En quoi consiste la classification des emplois ? Les employeurs qui ont participĂ© aux groupes de travail de la FNSEA ont pu dĂ©finir collectivement des critĂšres qui sont universels la technicitĂ©, l'autonomie, la responsabilitĂ©, le management et le relationnel », explique Luc Pierron. A chacun de ces critĂšres correspondent, dans la convention collective, des degrĂ©s et des points qui vont permettre de dĂ©terminer le coefficient de l'emploi occupĂ© par le salariĂ© et son niveau de rĂ©munĂ©ration. C'est donc l'Ă©tape la plus importante Ă  laquelle les employeurs doivent s'attacher dĂšs Ă  prĂ©sent Ă©tablir la classification des diffĂ©rents emplois sur l'exploitation selon ces nouveaux critĂšres. Luc Pierron invite les exploitants Ă  saisir l'opportunitĂ© offerte par cette classification. Elle va permettre de faire un point sur toutes les compĂ©tences dont nous avons besoin sur nos exploitations. Une fois que nous aurons rĂ©alisĂ© ce travail de classification, les choses seront plus simples, notamment quand il s'agira de remplacer, d'accueillir une nouvelle personne sur le poste », estime-il. Il recommande Ă©galement de classifier les emplois sur la base des missions les plus courantes, celles que le poste exige de maniĂšre rĂ©guliĂšre, pas sur des tĂąches ponctuelles ou exceptionnelles. 4 - Quelles consĂ©quences aura cette classification ? Une fois la classification de l'emploi rĂ©alisĂ©e, elle permettra d'obtenir le coefficient de l'emploi et de dĂ©terminer Ă  quel palier Ă©tablir le salaire minimum pour un poste donnĂ©. Les salariĂ©s dĂ©jĂ  en poste devront donc faire l'objet d'un repositionnement dans la grille nationale de classification. Il n'y aura en effet pas de concordance entre les anciennes grilles dĂ©partementales et la grille nationale. Si le nouveau classement devait conduire Ă  une rĂ©munĂ©ration horaire infĂ©rieure, le salariĂ© conservera le bĂ©nĂ©fice de sa rĂ©munĂ©ration actuelle. L'objectif de cette nouvelle convention, c'est vraiment de valoriser les compĂ©tences requises par l'emploi valoriser la personne mais au travers du poste qu'elle occupe et favoriser son Ă©volution professionnelle », explique Luc Pierron. 5 - Que deviennent les conventions collectives locales ? On n'en compte pas moins de douze en Auvergne RhĂŽne-Alpes1 s'appliquant soit Ă  l'Ă©chelon dĂ©partemental, soit Ă  l'Ă©chelon RhĂŽne-Alpes pour les cadres. DĂšs son entrĂ©e en application, c'est la convention collective nationale qui prend le pas sur les accords territoriaux. Elle devient alors la rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de classification des emplois et de grille de salaire. Pour le reste, les accords locaux continuent de s'appliquer s'ils sont plus favorables pour le salariĂ© », souligne Luc Pierron. Et aprĂšs ? Demain la discussion va s'ouvrir pour savoir si nous devons maintenir, amĂ©liorer ou modifier toutes ces lignes. L'enjeu, c'est de donner une cohĂ©rence par rapport Ă  l'exigence des mĂ©tiers et aussi par rapport Ă  la vision que les salariĂ©s ont du travail dans lequel ils Ă©voluent. Il y aura peut-ĂȘtre aussi des questionnements sur des spĂ©cificitĂ©s dans certaines filiĂšres », reconnaĂźt Pascal Servier. Mais il conclut L'avantage de cette convention nationale, c'est qu'elle nous ouvre un nouveau champ de discussion avec les organisations syndicales de salariĂ©s. Cela ne peut qu'ĂȘtre bĂ©nĂ©fique pour aller vers une rĂ©elle adaptation aux besoins des diffĂ©rents mĂ©tiers en agriculture ». 6 - Vers qui se tourner pour ĂȘtre accompagnĂ© dans ses dĂ©marches ? Les employeurs peuvent se tourner dĂšs maintenant vers leur fĂ©dĂ©ration dĂ©partementale ou leurs reprĂ©sentants employeurs pour prendre connaissance et ne pas ĂȘtre surpris par la mise en application de cette convention collective », conseille Pascal Servier. Luc Pierron se veut Ă©galement rassurant Tout changement est perturbant bien sĂ»r. Mais les employeurs seront aidĂ©s et il y aura un temps d'adaptation ». 1. En Franche-ComtĂ©, il existe un accord rĂ©gional unique qui s'applique aux exploitations agricoles, Cuma et entreprises de travaux agricoles et forestiers. En SaĂŽne-et-Loire, un accord dĂ©partemental concerne les exploitations agricoles. ï»żEtendu par arrĂȘtĂ© du 22 mars 2022 JORF 25 mars 2022SignatairesFait Ă  Fait Ă  Paris, le 18 janvier 2022. Suivent les signatures.Organisations d'employeurs FĂ©dĂ©ration nationale des syndicats d'exploitants agricoles FNSEA ; FĂ©dĂ©ration nationale des coopĂ©ratives d'utilisation de matĂ©riel agricole FNCUMA,Organisations syndicales des salariĂ©s FĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale agroalimentaire CFDT ; FĂ©dĂ©ration nationale agroalimentaire et forestiĂšre CGT ; FĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale des travailleurs de l'agriculture, de l'alimentation et des secteurs connexes FO ; FĂ©dĂ©ration CFTC de l'agriculture ; Syndicat national des cadres d'entreprises agricoles CFE-CGC, Afficher les "non en vigueur" Pour tenir compte de la nouvelle Ă©volution du Smic au 1er janvier 2022, les partenaires sociaux ont dĂ©cidĂ© de modifier l'annexe 1 modifiĂ© tel qu'issu de la convention collective nationale de la production agricole et des CUMA du 15 septembre la mesure oĂč la prĂ©sente convention a vocation Ă  s'appliquer essentiellement auprĂšs de trĂšs petites entreprises, les partenaires sociaux estiment que ces dispositions leur sont particuliĂšrement applicables et que, par consĂ©quent, ils rĂ©pondent Ă  l'obligation issue de l'article L. 2261-23-1 du code du travail. Modification de l'annexe 1 En euros. Palier 1 10,57 Palier 2 10,66 Palier 3 10,82 Palier 4 11,06 Palier 5 11,57 Palier 6 12,15 Palier 7 12,90 Palier 8 13,82 Palier 9 14,98 Palier 10 16,61 Palier 11 18,91 Palier 12 21,62 Date d'entrĂ©e en vigueur Le prĂ©sent avenant entrera en vigueur au premier jour du mois civil suivant la parution de son arrĂȘtĂ© d'extension au Journal officiel. DĂ©pĂŽt et extension de la convention Il appartient au secrĂ©tariat de la CPPNI d'effectuer les formalitĂ©s d'usage en vue du dĂ©pĂŽt et de la demande d'extension de la prĂ©sente convention conformĂ©ment aux textes en vigueur. Retourner en haut de la page Applicable Ă  compter du 1 avril 2021, une convention collective nationale instaure une classification et une grille de salaires minima pour tous les salariĂ©s de la production agricole et des Cuma. Actuellement, les conditions de travail des salariĂ©s de la production agricole et des Cuma coopĂ©ratives d’utilisation de matĂ©riel agricole relĂšvent d’accords territoriaux conventions collectives dĂ©partementales ou rĂ©gionales et d’accords professionnels. À compter du 1 avril 2021, tous ces salariĂ©s se verront appliquer une convention collective nationale, permettant en particulier une harmonisation de leur classification et des salaires minima. Qui est concernĂ© ? Cette nouvelle convention collective nationale s’adresse, sur l’ensemble du territoire français - aux entreprises et exploitations ayant une activitĂ© de culture ou d’élevage ;- aux Ă©tablissements dirigĂ©s par un exploitant agricole en vue de la transformation, du conditionnement et de la commercialisation des produits agricoles lorsque ces activitĂ©s constituent le prolongement de l’acte de production ;- aux structures d’accueil touristique, notamment d’hĂ©bergement et de restauration ;- aux Ă©tablissements de pisciculture et Ă  la pĂȘche Ă  pied professionnelle ;- aux Cuma. DĂšs lors, elle ne s’applique pas aux entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers, aux centres Ă©questres, aux entraĂźneurs de chevaux de course, aux champs de courses, aux parcs zoologiques et aux Ă©tablissements de conchyliculture. Que contient-elle ? La convention contient plusieurs avancĂ©es sociales s’agissant notamment du travail du nuit, du temps de dĂ©placement ou encore des indemnitĂ©s de dĂ©part Ă  la retraite. Mais son apport majeur est l’instauration de grilles de classification des emplois et de salaires minima. Une classification Ă©tablie sur la base de 5 critĂšres la technicitĂ©, l’autonomie, la responsabilitĂ©, le management et le relationnel. Et pour aider les employeurs Ă  s’y retrouver, plusieurs outils outil de classification, pack pĂ©dagogique
 sont mis Ă  leur disposition sur le site . En complĂ©ment pour connaĂźtre les dispositions des accords territoriaux et professionnels qui continuent Ă  s’appliquer, les employeurs peuvent solliciter leur FĂ©dĂ©ration DĂ©partementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles FDSEA. ArrĂȘtĂ© du 2 dĂ©cembre 2020, JO du 10 janvier 2021 Convention collective nationale Production agricole/Cuma, 15 septembre 2020 © Les Echos Publishing - 2021 La convention collective nationale de travail des entreprises de la production agricole et des CUMA a Ă©tĂ© signĂ©e le 15 septembre 2020 par les partenaires sociaux*. Elle entrera en vigueur le 1er avril 2021. Cette convention collective nationale s’applique Ă  toutes les filiĂšres de la production agricole et aux CUMA, sur l’ensemble du territoire français. Elle ne s’applique cependant pas aux activitĂ©s suivantes, Ă  savoir entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers entreprises du paysage centres Ă©questres entraineurs de chevaux champs de courses parcs zoologiques Ă©tablissements de conchyliculture Le sort des conventions collectives rĂ©gionales et dĂ©partementales La convention collective nationale ne remplace pas les conventions collectives actuelles, rĂ©gionales et dĂ©partementales. Les conventions collectives rĂ©gionales ou dĂ©partementales deviennent des accords collectifs locaux autonomes, qui ont vocation Ă  complĂ©ter ou prĂ©ciser le texte national. Les dispositions plus favorables aux salariĂ©s, que le texte national, demeurent applicables, ainsi que les dispositions prĂ©voyant des spĂ©cificitĂ©s territoriales. En revanche, les dispositions qui entreraient en contradiction avec le texte national ne sont plus applicables. Une nouvelle classification des emplois agricoles Une classification nationale des emplois agricoles est mise en place. Cette classification est basĂ©e sur des compĂ©tences rĂ©parties sur 5 critĂšres classants technicitĂ© responsabilitĂ© management relationnel autonomie Les employeurs doivent revoir la classification de chacun des emplois occupĂ©s par leurs salariĂ©s en les positionnant sur les diffĂ©rents critĂšres susvisĂ©s. Ils feront ainsi une Ă©valuation des compĂ©tences requises pour occuper chaque emploi. Une fois les 5 critĂšres Ă©valuĂ©s, le salariĂ© obtiendra un nombre de points dit coefficient qui le positionnera au niveau d’un palier de 1 Ă  12. Cette Ă©valuation pourra aboutir Soit Ă  un simple changement de classification. L’employeur informe son salariĂ© du changement et met Ă  jour les informations sur le bulletin de paie. Soit Ă  un nouveau positionnement accompagnĂ© d’un changement de statut employĂ©, agent de maĂźtrise ou cadre. L’employeur devra, en plus de mettre Ă  jour les informations sur le bulletin de paie, Ă©tablir un avenant au contrat de travail de son salariĂ©, qui devra ĂȘtre signĂ© par les deux parties. De nouvelles dispositions nationales Un rĂ©gime de retraite supplĂ©mentaire pour les salariĂ©s non-cadres Un dispositif de retraite supplĂ©mentaire pour les salariĂ©s non-cadres a Ă©tĂ© mis en place, dont l’entrĂ©e en vigueur est prĂ©vue, au plus tĂŽt, le 1er juillet 2021. Les dispositions actuelles feront l’objet de prĂ©cisions avant sa date d’entrĂ©e en vigueur. Les salariĂ©s possĂ©dant une anciennetĂ© continue de 12 mois dans l’entreprise pourront bĂ©nĂ©ficier d’un rĂ©gime de retraite supplĂ©mentaire par points. Le financement de ce dispositif sera rĂ©parti Ă  raison de 50 % Ă  la charge de l’employeur, 50 % Ă  charge du salariĂ©. DĂ©placements Dans tous les cas, la part de temps de dĂ©placement professionnel comprise dans l’horaire de travail est considĂ©rĂ©e comme du temps de travail effectif et est rĂ©munĂ©rĂ©e comme tel. Le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail n’est pas considĂ©rĂ© comme du temps de travail effectif. Sont exclus des dispositions relatives au temps de dĂ©placement les VRP et les salariĂ©s au forfait jours. Trajet domicile/lieu de travail autre que le lieu habituel de travail La part du temps qui dĂ©passe le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail donne droit Ă  une contrepartie financiĂšre ou Ă  un repos Ă©quivalent prĂ©vu dans le contrat de travail ou par la convention collective nationale. A dĂ©faut, elle est fixĂ©e Ă  la moitiĂ© du salaire horaire multipliĂ© par le temps de dĂ©placement supplĂ©mentaire. Trajet entre deux lieux de travail Le temps de trajet entre deux lieux de travail constitue du temps de travail effectif. Lorsque le salariĂ© est amenĂ© Ă  passer Ă  l’entreprise lieu habituel de travail, pour se rendre sur un autre lieu de travail, ce temps de trajet constitue du travail effectif. C’est le cas pour prendre un vĂ©hicule, du matĂ©riel, des consignes, des produits ou si l’employeur oblige de passer par le SiĂšge Social de l’entreprise
 IndemnitĂ©s de grand dĂ©placement Lorsque les dĂ©placements ne permettent pas le retour journalier au domicile, l’employeur pourvoit aux frais d’hĂ©bergement et restauration engagĂ©s par le salariĂ©. Le salariĂ© reçoit une indemnitĂ© d’éloignement dont le montant est fixĂ© Ă  5 MG minimum garanti par nuit d’absence du domicile. IndemnitĂ©s de dĂ©part volontaire Ă  la retraite Pour les non-cadres 1 mois de salaire aprĂšs 10 ans d’anciennetĂ© dans l’entreprise ; 2 mois de salaire aprĂšs 20 ans d’anciennetĂ© ; 3 mois de salaire aprĂšs 30 ans d’anciennetĂ©. Pour les TAM et cadres 1,5 mois de salaire aprĂšs 10 ans d’anciennetĂ© dans l’entreprise ; 3 mois de salaire aprĂšs 20 ans d’anciennetĂ© ; 4 mois de salaire aprĂšs 30 ans d’anciennetĂ©. Heures pour recherche d’emploi en cas de licenciement Le salariĂ© a droit, pendant la pĂ©riode de prĂ©avis, Ă  4 heures par mois pour recherche d’emploi. Travail de nuit Le recours au travail de nuit est exceptionnel. Il doit prendre en compte les impĂ©ratifs de protection de la sĂ©curitĂ© et de la santĂ© des travailleurs. Il doit ĂȘtre justifiĂ© par la nĂ©cessitĂ© d’assurer la continuitĂ© de l’activitĂ© Ă©conomique. Tout travail effectuĂ© au cours d’une pĂ©riode d’au moins 9 heures consĂ©cutives comprenant l’intervalle entre minuit et 5 heures est considĂ©rĂ© comme du travail de nuit. La pĂ©riode de travail de nuit commence au plus tĂŽt Ă  21 heures et s’achĂšve au plus tard Ă  7 heures. Travailleur de nuit Au-delĂ  d’un certain nombre d’heures de travail de nuit, le salariĂ© est considĂ©rĂ© comme travailleur de nuit, Ă  savoir soit au moins deux fois par semaine, 3 heures de travail quotidien entre 21 heures et 6 heures ; soit 270 heures et plus de travail sur une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs entre 21 heures et 6 heures. Les heures de travail de nuit doivent ĂȘtre majorĂ©es d’au moins 20 %. Cette contrepartie est prise sous forme de repos compensateur. Cette majoration s’additionne, le cas Ă©chĂ©ant, avec la majoration pour heure supplĂ©mentaire. Chaque majoration se calcule de façon indĂ©pendante. Le travailleur de nuit bĂ©nĂ©ficie d’un suivi individuel rĂ©gulier de son Ă©tat de santĂ©. Travail exceptionnel de nuit Il s’agit de travail partiel de nuit ponctuel ou prolongeant exceptionnellement le travail de jour. Le travail exceptionnel effectuĂ© la nuit bĂ©nĂ©ficie d’une majoration de 25 %. Cette contrepartie peut ĂȘtre prise sous forme de repos compensateur ou, le cas Ă©chĂ©ant, sous forme de compensation salariale. Cette majoration ne se cumule pas avec les dispositions relatives aux heures supplĂ©mentaires. Entretien professionnel supplĂ©mentaire Un entretien professionnel a lieu tous les 2 ans. Un entretien supplĂ©mentaire pourra se tenir Ă  l’initiative de l’employeur ou sur simple demande du salariĂ©. Une grille nationale des salaires La grille nationale des salaires est issue d’un accord signĂ© le 15 janvier 2021 par les mĂȘmes partenaires sociaux. Elle est applicable, sous rĂ©serve de l’obligation de maintien d’une rĂ©munĂ©ration antĂ©rieure plus favorable dĂšs le 1er avril 2021 aux entreprises adhĂ©rentes d’une organisation syndicale signataire*; Ă  compter de son extension au journal officiel pour les entreprises non-syndiquĂ©es. Salaires minima au 1er avril 2021 Palier et coefficient Taux horaire brut en € 1 de 9 Ă  11 10,25 2 de 12 Ă  16 10,33 3 de 17 Ă  24 10,48 4 de 25 Ă  35 10,71 5 de 36 Ă  51 11,21 6 de 52 Ă  73 11,77 7 de 74 Ă  104 12,47 8 de 105 Ă  143 13,37 9 de 144 Ă  196 14,49 10 de 197 Ă  270 16,09 11 de 271 Ă  399 18,28 12 400 20,91 Obligations de l’employeur Informer l’ensemble du personnel, de prĂ©fĂ©rence par Ă©crit, de l’existence de cette convention collective nationale. Mettre Ă  disposition du personnel un exemplaire de la convention collective nationale. Informer le personnel du lieu de consultation de la convention collective nationale et du fait que cette consultation est possible pendant les heures de travail. Mettre Ă  jour les bulletins de paie en y indiquant l’intitulĂ© de la convention collective nationale, la nouvelle classification de l’emploi pour chaque salariĂ© statut/coefficient/palier et, le cas Ă©chĂ©ant, le nouveau salaire. RĂ©diger un avenant au contrat de travail pour les seuls salariĂ©s qui changeraient de statut. CDER souhaite vous accompagner dans cette rĂ©flexion. C’est pourquoi nous mettons Ă  votre disposition un outil facilitateur sur MYCDER. N’hĂ©sitez pas Ă  le dĂ©couvrir et surtout, Ă  vous l’approprier. Pour plus d’information, n’hĂ©sitez pas Ă  vous rapprocher de votre interlocuteur CDER. Vous pouvez aussi nous contacter ici. *FĂ©dĂ©ration nationale des syndicats d’exploitants agricoles FNSEA et la FĂ©dĂ©ration nationale des coopĂ©ratives d’utilisation de matĂ©riel agricole FNCUMA

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